Il faisait beau, le ciel, parsemé de nuages blancs, admirait la vie d'en bas. Garz arrivait. Il pouvait ne pouvait entendre les acclamations du public ou observer le symbolique drapeau de cette fameuse arène. Il arrivait, il le sentait : l'attendait-on peut être déjà sur la piste. Soudain, il appercevit les portes. Et quelles portes ! Cette entrée a été longuement décrite par les membres de sa compagnie. Il s'avanca et observa l'intérieur, le coeur, le centre de toutes choses. L'arène gonflée d'une foule en délire regorgeait de couleurs et d'âpre envie de sang. Et, pris d'un désir fou de vaincre, d'écraser, de zigouiller, de trancher, de s'amuser avec son Sakamin, il pénétra dans le cercle formé par les gradins. Arrivé au centre, il se baissa et pris une poigée de sable. Il était chaud tel un coeur palpitant arraché d'une cible vivante. Il alla à l'opposé de l'entrée de ce cirque; s'accroupit face à son destin, qui se caractérisait à l'instant sous la forme de portes, la main sur sa saccoche.
- Les gladiateurs doivent circuler dans le sang. Tu arrives, adversaire ! Viens à moi, le temps du déchaînement des éléments.